A la recherche du bonheur perdu

A la recherche du bonheur perdu

 

Lorsque je croise des gens sur la route, ils me demandent souvent pourquoi je voyage ? Pourquoi je suis devenue cette nomade ? Qu’est ce j’aime dans cette vie ? C’est souvent compliqué pour moi de répondre car cela me touche profondément. Pour être honnête,  j’ai à chaque fois envie de pleurer quand on me pose cette question car cela me replonge toujours dans cet espace vide à l’intérieur de moi dans lequel je suis restée si longtemps sans savoir comment en sortir.

J’étais en train de tomber, de glisser depuis des années dans ma vie sans m’en rendre compte. Comment faire quand un matin on se réveille et qu’on est mal à l’intérieur de soi ? Juste mal. Plus qu’une douleur qui pourrait passer, il y avait au fond de moi ce sentiment que rien n’était à sa place. Que je n’étais pas à ma place.

Alors comment faire pour tout remettre en ordre quand on ne sait même pas ce qui cloche? Quand on est que confusion, quand on ne sait même pas comment expliquer autour de soi, à ses amis, son compagnon, ses collègues ou sa famille pourquoi cela ne va pas. Pourquoi cela ne colle pas. Comment faire pour reprendre sa vie en main ? Comment faire pour vivre, pour aimer ?

Comment faire pour être heureuse ? C’est la question qui m’a tourmentée pendant un long moment. Sans être malheureuse, je n’étais juste pas heureuse. J’allais bien. Mais je n’étais pas heureuse. Ma vie allait bien mais je n’étais pas heureuse avec elle. Etait-ce mal de vouloir plus, que juste aller bien, d’être ok ? Je voulais plus. Je voulais pouvoir dire : je suis heureuse. Heureuse avec ma vie.  Pas juste tout va bien.

Si ce blog à comme baseline « un aller simple pour le bonheur » ce n’est pas pour rien. Certain  trouveront cette phrase toute faite, ou encore marketing mais c’est aussi simple que cela. J’étais, je suis à la recherche permanente de mon bonheur. J’ai envie, j’avais envie d’être heureuse. Et ce que j’avais dans ma vie aussi beau, aussi réussi qu’il pouvait y paraitre  ne m’apportait pas le bonheur.

Faire ce constat m’a pris bien une année, une année à m’interroger à remettre l’extérieur en question. Mon job, ma vie, mes habitudes, mon copain. Avant de me rendre compte que tout cela provenait de l’intérieur de moi. Juste de moi. En chemin, j’ai aussi découvert qu’associé à ma quête de bonheur, il y avait aussi la quête de ma liberté et celle de découvrir la vie. J’aurais pu choisir plein de possibilités et il en existait plein mais voilà, si j’ai choisi le voyage, comme un outil, une voie pour mon bonheur ce n’est pas pour la beauté des paysages ou l’aventure, j’étais totalement terrorisée d’ailleurs à l’idée de voyager. Si j’ai choisi d’aller chercher mon bonheur avec le voyage c’est parce que j’avais besoin de cette liberté. On peut être libre partout c’est vrai. Mais moi, je ne sais pas encore pourquoi, je n’arrive pas à l’être dans mon pays. Je n’arrive pas à me sentir libre, à libérer la Laura à l’intérieur de moi quand je suis dans ma famille, avec mes amis, dans ma vie quotidienne. Alors j’ai fait ce choix de partir. Partir me chercher. Partir chercher ce bonheur, cette vie qui me ferait me sentir bien à l’intérieur de moi.

Aujourd’hui, je vous parle presque 5 ans après que tout ce processus ait commencé. 5 ans de hauts et de bas. 5 ans de recherches intensives de ce bonheur et en chemin ce que j’ai compris, c’est que j’ai retrouvé petit à petit des parties de moi que j’avais perdue de vue. Cette partie de moi qui est capable d’apprécier un coucher de soleil du début à la fin, celle qui peut méditer en silence pendant très longtemps, celle qui sait rire, celle qui sait faire des blagues, celle qui ne prend pas les choses trop au sérieux, celle qui est curieuse, celle qui sait ouvrir son cœur aux autres, celle qui aime passionnément sans avoir peur de souffrir, celle qui n’a pas peur d’essayer juste pour voir, celle qui croit un peu plus en elle, celle qui a des rêves , celle qui suit ses rêves, celle qui a envie de vivre, celle qui n’a pas peur de ressentir des émotions, celle qui n’a pas peur de changer, celle qui change.

Le bonheur n’est pas revenu à l’intérieur de moi d’un coup baguette magique ou parce que j’ai eu une révélation. Il vient petit à petit à mesure que l’on se rapproche de soi, à mesure que l’on s’ouvre à soi, à mesure que l’on accepte de se regarder tel que l’on est, à mesure que l’on s’accepte, à chaque fois que l’on sourit de soi. Le bonheur n’est pas une explosion soudaine, c’est l’accumulation des petites choses que l’on fait pour soi, juste pour soi avec conscience et plaisir. Le bonheur se rencontre chaque jour dans ces petites attentions que l’on se donne, les sourires que l’on porte sur les situations ou sur soi, la légèreté de l’on ajoute dans sa vie.

Alors aujourd’hui, chaque jour, j’essaye de sourire et de m’alléger et c’est vrai que quand je le fais le bonheur est là dans un coin de mon cœur venant me saluer comme un vieil ami qui ne m’a jamais oublié.

Aujourd’hui on me demande qui je suis : une voyageuse, une « digital nomad », une thérapeute ? Moi, j’ai souvent envie de répondre : je ne sais pas. Mais ce que je sais c’est que je suis heureuse et cela me suffit largement.

Avec Amour,

Laura

 



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